Randonnée en fauteuil roulant :
sentiers, mesures et matériel
Par Steven Keen
MSc Responsible Tourism Management (en cours), certifié GSTC et ICRT
Steven n’est pas utilisateur de fauteuil roulant. Il a suivi une formation à l’accessibilité des services touristiques (« La Crète pour tous »—Université méditerranéenne hellénique), et chaque affirmation d’accès est confrontée aux récits à la première personne de voyageurs handicapés.
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Les montagnes n’excluent pas les fauteuils roulants ; les sentiers non mesurés, si. Ce guide couvre les nombres qui rendent un sentier accessible, les engins qui rendent l’arrière-pays atteignable, et les questions qui séparent le marketing de la mesure.
À retenir
- Deux heures par semaine dans la nature améliorent la santé de tous. L’accès aux sentiers est une infrastructure de santé, pas un luxe.
- Un sentier accessible, c’est six mesures, pas une opinion : surface, pente, dévers, largeur, obstacles et paliers de repos. Une seule défaillance oppose son veto au reste.
- Retenez l’échelle des pentes : 5 % court indéfiniment, 8,33 % sur 61 mètres, 10 % sur 9 et 12 % sur 3. Quand les sentiers échouent au calcul, les fauteuils tout-terrain empruntent des chemins qu’aucune norme n’aurait pu revêtir.
Pourquoi la nature vaut le combat
La nature n’est pas un décor ; c’est une intervention de santé. Dans l’une des plus grandes études du genre—près de 20 000 personnes en Angleterre—passer au moins 120 minutes par semaine dans la nature était associé à une santé et un bien-être autodéclarés nettement meilleurs, et l’association tenait pour les personnes âgées comme pour les personnes atteintes de maladies de longue durée et de handicaps.1 La dose se moquait de la façon dont elle était administrée : une longue visite ou plusieurs courtes fonctionnaient aussi bien.
Mettez maintenant ce constat face au départ du sentier. On estime que 1,3 milliard de personnes—16 % de l’humanité—vivent avec un handicap important,2 et la plupart des infrastructures de randonnée en excluent une large part par conception : pentes que personne n’a mesurées, surfaces que personne n’a compactées, marches que personne n’a remises en question. L’exclusion n’est pas la faute de la montagne. Un sentier est une chose construite, et les choses construites incarnent des décisions—la même crête peut porter un escalier de racines ou un chemin ferme et doucement incliné, et la vue au bout est identique.
Voilà pourquoi l’accès aux loisirs de plein air est inscrit dans le droit : la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées oblige les États à garantir la participation aux activités récréatives et de loisir sur la base de l’égalité avec les autres.3 Et voilà pourquoi le reste de cette page est délibérément peu romantique. Le combat pour le plein air ne se gagne pas à coups d’inspiration ; il se gagne avec des mesures, des engins et des questions posées à l’avance.
Deux heures par semaine dans la nature sont un remède auquel tout le monde répond. Un sentier qui tient les usagers de fauteuils à l’écart n’est pas un sentier avec une limite—c’est une pharmacie avec une marche à la porte.
Anatomie d’un sentier accessible
Que veut dire « accessible » quand un sentier le revendique ? Aux États-Unis, le Forest Service a répondu par des nombres : les Forest Service Trail Accessibility Guidelines (FSTAG) définissent exactement ce qu’un sentier doit mesurer pour porter la mention.4 L’Europe n’a pas d’équivalent unique—la norme allemande DIN 18040-3 applique la même logique à l’espace public, et des dispositifs de certification comblent le vide ailleurs—mais le FSTAG reste la référence que la discipline emprunte discrètement. Voici toute la norme, dessinée comme un seul sentier :
Sélectionnez une mesure ci-dessous.
Un sentier · six mesures
« Sentier accessible » n’est pas une opinion.
Ce sont six mesures, publiées noir sur blanc dans les Trail Accessibility Guidelines du US Forest Service (FSTAG)—la référence que le reste du monde emprunte discrètement. Sélectionnez une mesure pour voir le nombre, pourquoi c’est exactement ce nombre, et comment le vérifier avant de partir. Et gardez ceci en tête : un sentier réussit dans son ensemble ou pas du tout—cinq mesures parfaites et un tronçon de gravier meuble donnent quand même « non ».
Vous pouvez auditer l’honnêteté d’un sentier avec un mètre ruban et une application inclinomètre. « Accessible » est une affirmation ; ces six nombres sont les preuves.
Mesure 1 sur 6 · Surface
Surface
La règle : Le revêtement—y compris chaque palier de repos et chaque zone de croisement—doit être ferme (ne cède pas sous une roue) et stable (ne se dérobe pas latéralement). L’asphalte, le platelage et le gravier fin bien compacté conviennent ; le gravier meuble, le sable et les feuilles molles de sous-bois échouent.
Pourquoi ce nombre : La surface est le veto qui l’emporte sur toutes les autres mesures : un sentier parfaitement plat et généreusement large à travers du sable sec est aussi infranchissable qu’un escalier. C’est aussi la mesure qui se dégrade—un hiver de pluie peut transformer le « ferme et stable » de l’an dernier en l’ornière de cette année.
Comment le vérifier depuis chez soi : « De quoi est fait le revêtement—et quand a-t-il été entretenu pour la dernière fois ? » Si la réponse contient le mot « naturel », demandez une photo prise après la pluie.
Mesure 2 sur 6 · Pente
Pente
La règle : Jusqu’à 5 %, une pente peut courir sur n’importe quelle distance. Jusqu’à 8,33 % (1 sur 12), au plus 61 m (200 ft) d’affilée. Jusqu’à 10 %, au plus 9 m. Jusqu’à 12 %, au plus 3 m—et 12 % est le plafond. Pas plus de 30 % de la longueur totale du sentier ne peut dépasser 8,33 %.
Pourquoi ce nombre : L’échelle épouse l’épaule, pas la carte : 5 % est une propulsion soutenable ; 8,33 % est une rampe—un effort dur mais dont on voit le bout ; 10 à 12 % ne se surmonte qu’à doses de quelques mètres. Au-delà de 12 %, les fauteuils basculent en arrière, les accompagnateurs perdent pied, et les freins surchauffent à la descente.
Comment le vérifier depuis chez soi : « Quelle est la pente maximale, et sur combien de mètres court-elle ? » Un sentier qui répond par des adjectifs—« légèrement vallonné »—n’a jamais été mesuré.
Mesure 3 sur 6 · Dévers
Dévers
La règle : L’inclinaison latérale du revêtement ne peut dépasser 5 %—2 % sur les surfaces revêtues ou surélevées.
Pourquoi ce nombre : Le dévers est la mesure invisible : il n’apparaît jamais sur les photos ni dans les brochures, mais au-delà de 5 % un fauteuil dérive vers le bas à chaque poussée, un bras faisant double travail jusqu’à la fin du sentier. Un beau chemin revêtu à 8 % de dévers est inutilisable—et paraît parfait en ligne.
Comment le vérifier depuis chez soi : « Quel est le dévers maximal ? » La question que personne n’attend—et la réponse qui révèle aussitôt si quiconque a jamais mesuré le sentier.
Mesure 4 sur 6 · Largeur & croisement
Largeur & croisement
La règle : Largeur libre du revêtement : au moins 91 cm (36 in ; 81 cm là où le terrain ne laisse pas le choix). Partout où le revêtement est plus étroit que 152 cm (60 in), une zone de croisement—152 × 152 cm, ou en T—au moins tous les 300 m (1 000 ft).
Pourquoi ce nombre : La largeur est une arithmétique de dignité : 91 cm veut dire que vous passez ; 152 cm veut dire que vous passez à côté de quelqu’un—votre ami, votre enfant, un inconnu qui arrive en face. Sans zones de croisement, un sentier étroit fait de chaque rencontre une marche arrière.
Comment le vérifier depuis chez soi : « Quelle est la largeur au point le plus étroit—et où deux fauteuils peuvent-ils se croiser ? »
Mesure 5 sur 6 · Obstacles & ressauts
Obstacles & ressauts
La règle : Tout ce qui dépasse du revêtement—racines, pierres, barres de drainage—peut s’élever au plus de 5 cm (2 in) ; 13 mm sur les surfaces revêtues ou surélevées. Les ouvertures et les fentes doivent être trop petites pour laisser passer une sphère de 13 mm.
Pourquoi ce nombre : Cinq centimètres, c’est à peu près ce qu’une roulette avant gravit avant de se bloquer net et que le fauteuil bascule vers l’avant par-dessus. Et une fente de platelage qui accepte une sphère de 13 mm accepte une roulette, un embout de canne et une béquille. Petits nombres—parce que les défaillances qu’ils empêchent, elles, ne sont pas petites.
Comment le vérifier depuis chez soi : « Quelle est la racine ou la marche la plus haute du sentier, en centimètres ? » Un nombre y répond ; « rien de bien méchant » non.
Mesure 6 sur 6 · Paliers de repos
Paliers de repos
La règle : Tout tronçon plus raide que 5 % doit se terminer par un palier de repos : au moins 152 cm (60 in) de long, aussi large que le sentier, et pas plus raide que 5 % dans quelque direction que ce soit (2 % si revêtu).
Pourquoi ce nombre : Le repos est un élément structurel, pas une gentillesse. Le palier est ce qui transforme une montée continue impossible en une série de montées possibles—la règle des 61 mètres de rampe ne fonctionne que parce qu’une plateforme plane attend à son extrémité. Retirez les paliers, et l’arithmétique de toute l’échelle des pentes s’effondre.
Comment le vérifier depuis chez soi : « Sur les montées, à quelle distance les replats se trouvent-ils les uns des autres—et sont-ils réellement plats ? »
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Remarquez ce que la norme dit vraiment. Chaque nombre est la traduction de la même phrase dans une dimension différente : une personne en fauteuil roulant doit pouvoir continuer d’avancer, seule, avec dignité, et sans jouer. La pente de 5 % est cette phrase dite en muscles d’épaule ; la largeur de 91 centimètres est la même phrase en place pour les coudes ; la règle de l’obstacle de 5 centimètres est la phrase adressée à une roulette avant. Et parce que le sentier est un seul engin continu, les mesures se multiplient au lieu de s’additionner—c’est pourquoi la chaîne de l’accessibilité s’applique à l’échelle du sentier, et pourquoi « en grande partie accessible » veut dire non accessible pour la personne arrêtée au seul mauvais tronçon.
Les quatre niveaux d’accès
Le temps passé dans la nature de façon accessible prend quatre grandes formes, de l’infrastructure sur laquelle chacun peut rouler en autonomie aux expéditions guidées sur des engins spécialisés. Aucune ne prime sur les autres—elles servent des corps, des budgets et des appétits d’aventure différents :
1. Les sentiers accessibles
Chemins revêtus, platelages et sentiers en gravier compacté ferme qui satisfont aux six mesures—praticables en autonomie, dans son propre fauteuil, à son propre rythme. La référence absolue, et la plus rare : la plupart des « sentiers accessibles » du monde n’ont jamais été réellement mesurés.
2. Les points de vue accessibles
Plateformes, rampes et courts embranchements revêtus qui offrent le clou du spectacle—le bord de la gorge, la lèvre du fjord, la cascade—sans le sentier entier. Les destinations honnêtes les construisent là où le sentier lui-même ne pourra jamais se conformer ; c’est l’accès à l’émerveillement, à défaut du chemin.
3. La randonnée tout-terrain guidée
Fauteuils guidés à roue unique et équipement tout-terrain qui emmènent leurs passagers sur de véritables sentiers d’arrière-pays—pierres, racines, pentes bien au-delà de toute norme—les accompagnateurs formés faisant le travail du terrain. Non autonome, et sans chercher à l’être : c’est un sport d’équipe dont le prix est la montagne elle-même.
4. Les sports de plein air adaptés
Handbikes sur les voies vertes issues du rail, kayaks adaptés sur eau calme, observatoires de la faune accessibles, fauteuils de plage jusqu’à la ligne d’eau. La nature a plus de portes que le départ du sentier—certains corps trouvent l’eau plus douce que le sol.
Le reste de cette page se concentre sur les niveaux 1 et 3—sentiers mesurés et randonnée tout-terrain guidée—parce que c’est là que l’écart entre marketing et réalité est le plus large, et là que les bonnes questions achètent le plus de liberté.
Fauteuils tout-terrain : les engins
Là où les sentiers ne satisferont jamais aux nombres—gorges, crêtes, singletrack forestier—la réponse cesse d’être l’infrastructure pour devenir l’équipement. L’engin qui définit la catégorie en Europe est la joëlette : un fauteuil tout-terrain à roue unique du fabricant français Ferriol-Matrat, dans lequel le passager est assis au-dessus d’une grande roue tandis que, selon la fiche technique du fabricant, au moins deux accompagnateurs formés portent, équilibrent et freinent le fauteuil à l’avant et à l’arrière.5 Une seule roue paraît précaire ; c’est tout l’intérêt—une trace unique peut se faufiler sur des chemins qu’aucun engin à quatre roues ne pourrait emprunter, les accompagnateurs faisant office d’équilibre pour le passager.
La famille plus large englobe les fauteuils électriques tout-terrain (à chenilles ou à grosses roues, autoconduits quand le terrain le permet), les handbikes et tricycles de montagne mus par les bras pour les passagers au haut du corps puissant, et les fauteuils de plage à roues flottantes. Ce qu’ils partagent, c’est une division du travail : l’engin absorbe le terrain, et soit la puissance, soit les bras, soit les accompagnateurs fournissent la propulsion.
Ce qu’une randonnée tout-terrain guidée fait réellement ressentir
L’honnêteté d’abord : ce n’est pas une balade en douceur, et ce n’est pas un déplacement autonome. Vous êtes harnaché dans le fauteuil ; vous sentez chaque racine comme une bascule et chaque descente dans le ventre ; vous placez une vraie confiance dans les mains posées sur les poignées. Les passagers rapportent régulièrement deux choses ensuite—que leurs muscles profonds sont fatigués d’avoir équilibré, et qu’ils avaient oublié le son de l’intérieur d’une forêt. Entre ces deux phrases se trouve tout l’argumentaire des engins.
- Attendez-vous à un échange avant la sortie—un opérateur sérieux s’enquiert du contrôle du tronc, du poids, des antécédents d’escarres, et de pathologies comme l’ostéoporose avant de dire oui. Ce filtrage est du professionnalisme, pas du contrôle d’accès.
- Renseignez-vous sur l’équipement—quel modèle, entretenu comment, quelle limite de poids ? Un opérateur qui répond précisément sur ses engins sera précis sur votre sécurité aussi.
- Convenez de signaux avant le premier mètre—plus lentement, stop, et « j’ai besoin d’une pause » ne devraient pas exiger d’explication à mi-pente.
- Les secousses sont une variable médicale—si les chocs sont un risque pour votre corps, demandez à votre médecin avant de réserver, et dites-le aux accompagnateurs. On peut choisir les itinéraires en conséquence.
Où les nombres sont publiés
La ressource la plus rare de la randonnée accessible n’est pas le sentier ; c’est le sentier mesuré. Partout où quelqu’un publie de vrais nombres, les usagers de fauteuils peuvent planifier ; partout où le mot « accessible » flotte sans données, ils jouent. Trois systèmes méritent d’être connus comme modèles :
- Allemagne : « Reisen für Alle ». La certification nationale envoie des évaluateurs indépendants et formés mesurer les sites selon des critères publiés pour sept groupes de visiteurs—rien n’est auto-déclaré.6 Là où elle certifie un sentier, les données de pente et de largeur sont réelles. C’est à quoi toute l’industrie devrait ressembler.
- Espagne : les Vías Verdes. Plus de 3 600 kilomètres d’anciennes lignes de chemin de fer converties en itinéraires de marche et de vélo depuis 1993.7 Leur secret est un héritage : les locomotives ne gravissaient jamais de fortes pentes, alors les voies vertes emportent avec elles la douceur du rail—de longs corridors fermes, presque plats, à travers la campagne ouverte.
- Le réseau propre au voyageur. Les comptes rendus d’itinéraires par des randonneurs handicapés—programmes de randonnée associatifs, communautés de cartographie de l’accès, blogs individuels—consignent les données que les brochures arrondissent : la vraie pente de la colline « douce », la racine au kilomètre trois. Un compte rendu de voyage honnête pèse plus lourd que n’importe quelle page touristique.
« Je suis accro au voyage et usager d’un fauteuil roulant, avec l’espoir de vous donner envie de commencer à rouler à travers le monde. »
Deux sentiers avec preuves à l’appui
Et parce qu’une norme se comprend mieux en se tenant dessus, deux exemples nommés dont les gestionnaires publient de vraies informations d’accès plutôt que des adjectifs :
- Les chemins carrossables d’Acadia (Maine, États-Unis). Environ 45 miles de chemins fermes en pierre concassée construits pour les calèches il y a un siècle—sans moteur, ouverts aux fauteuils, et couverts par les informations d’accessibilité publiées par le parc, zone par zone.8 Le meilleur argument, en Amérique, que « non revêtu » et « accessible » puissent être le même sentier.
- « Miles without Stiles » (Lake District, Angleterre). Une cinquantaine d’itinéraires sans échaliers, marches ni passages d’escalade, chacun classé « pour tous », « pour beaucoup » ou « pour certains »—une honnêteté publiée sur exactement qui chaque itinéraire sert, ce qui est tout l’intérêt de la mesure.9
Partout ailleurs, la charge de la mesure vous incombe—ce qui est moins sinistre qu’il n’y paraît, car c’est un seul e-mail : demandez les six nombres du diagramme ci-dessus. La méthode, la formulation et le chemin d’escalade font le sujet de notre guide de vérification.
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- Vérifiez le sentier, pas l’étiquette. Demandez la surface, la pente maximale et sa longueur, le dévers, la largeur la plus étroite, l’obstacle le plus haut, et l’espacement des repos. Les adjectifs ne sont pas des réponses.
- Adaptez les pneus à la surface. Des pneus de route sur du gravier compacté sont un supplice ; si la surface est autre chose que du revêtement, prévoyez des pneus plus larges, une roulette avant de type FreeWheel, ou de la compagnie pour pousser.
- Respectez le calcul de la batterie. Les pentes et les surfaces rugueuses vident les fauteuils électriques bien plus vite que les rues de ville—planifiez l’itinéraire dans votre autonomie réelle avec une marge, pas l’autonomie de la brochure.
- Emportez le kit de réparation—rustines, pompe, clés Allen, colliers de serrage—et la carte d’urgence : pathologie, médicaments, contacts, dans une pochette étanche fixée au fauteuil.
- Anticipez la température. Un corps qui ne marche pas produit moins de chaleur par temps froid et en évacue moins par temps chaud, et certains handicaps altèrent totalement la thermorégulation. Couches de vêtements, eau, ombre et heures de demi-tour prudentes font partie du plan d’itinéraire.
- Vérifiez la couverture téléphonique—et si l’itinéraire est isolé, demandez si les guides portent des communicateurs satellite. Les hypothèses d’auto-secours de la randonnée à pied ne se transposent pas.
- Faites demi-tour sans cérémonie. Les loisirs adaptés ne sont pas un concours d’endurance. Un bon opérateur propose la boucle plus courte avant que vous ne le demandiez ; un mauvais vous pousse au-delà de votre propre jugement—ce qui vous dit tout du reste de sa culture de sécurité.
Le sommet est facultatif. La dignité de décider par soi-même—avec de vrais nombres, sur de vraies informations—ne l’est pas.
Au-delà du sentier
La randonnée est une porte vers la nature, pas la seule. Le handbike transforme les voies vertes issues du rail en liberté longue distance pour les passagers aux bras puissants—et les programmes de triporteurs comme Cycling Without Age emmènent celles et ceux qui préfèrent être passagers. Le kayak adapté—bateaux « sit-on-top », dossier, stabilisateurs—offre ce que le sol ne donne jamais tout à fait : une fois à flot, l’eau ne fait aucune distinction entre les pagayeurs. Les observatoires de la faune accessibles amènent hérons et loutres au niveau des yeux sans un mètre de sentier rugueux. Et la plage—grâce aux tapis, aux fauteuils à roues flottantes et aux rails d’accès à la mer—est discrètement devenue la nature la plus accessible de toutes ; en Crète, c’est le maillon le plus fort de l’île, comme l’expose notre guide de la Crète.
Tout l’intérêt de ce catalogue est le choix. Les deux heures de nature que prescrit la recherche1 se moquent d’arriver par le sentier, l’eau ou la ligne d’eau—pourvu que la porte ait été ouverte.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qui rend un sentier accessible en fauteuil roulant ?
Qu’est-ce qu’un fauteuil tout-terrain ou hors-piste ?
Les usagers de fauteuils peuvent-ils randonner sur des sentiers non revêtus ?
Quelle pente un sentier accessible peut-il avoir ?
Comment vérifier qu’un sentier est accessible avant de partir ?
Étude de cas : CRETAN®
À quoi ressemble un accès de niveau 3 quand il est fait sérieusement ? CRETAN® organise des randonnées tout-terrain guidées en fauteuil roulant sur les sentiers de montagne et de gorge de la Crète : équipement de type joëlette et itinéraires dont les pentes, les surfaces et les points de repos sont mesurés en personne avant d’être proposés.
- Des sentiers évalués avec exactement les mesures de cette page—pente par pente, en centimètres, pas en adjectifs.
- Filtrage avant la sortie, signaux convenus et rythme construits autour du passager—la culture de sécurité que décrit la section ci-dessus.
- Un équipement entretenu aux standards du VTT et vérifié avant chaque départ de sentier—la section « engins » ci-dessus, pratiquée plutôt que promise.
Steven a passé dix ans à réaliser des documentaires dans les lieux que le tourisme oublie – ses travaux sont conservés dans les archives de l’Organisation internationale du travail de l’ONU – avant d’aller vivre dans l’un d’eux. Il achève un MSc en Responsible Tourism Management et est le fondateur de CRETAN®, qui figure ici comme une étude de cas parmi les cadres de référence.
En savoir plus sur cette ressourceDes lettres écrites de l’intérieur
Une fois par mois, une lettre de Crète
La plupart des récits de voyage sont lisses et écrits de l’extérieur. Celui-ci est brut et écrit de l’intérieur : un village de montagne en Crète. Sans bruit.
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Découvrez nos ressources complémentaires
- responsibletourism.com Un voyage qui profite aux personnes, aux communautés locales et à notre planète.
- ethicaltourism.com Droits humains, commerce équitable, respect culturel et protection de la faune.
- regenerativetravel.org La co-création active du vivant plutôt que la simple consommation des lieux.
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Dernière mise à jour:
Références
- White, M. P., et al. 2019. Spending at least 120 minutes a week in nature is associated with good health and wellbeing. Scientific Reports 9, 7730 — d’après près de 20 000 personnes en Angleterre ; l’association tenait pour les personnes atteintes de maladies de longue durée et de handicaps [Anglais]. Scientific Reports (Nature Portfolio). https://www.nature.com/articles/s41598-019-44097-3 (consulté le 9 juillet 2026). ↩
- Organisation mondiale de la santé (OMS). 2023. Disability — environ 1,3 milliard de personnes, soit 16 % de la population mondiale, vivent avec un handicap important [Anglais]. OMS, aide-mémoire. https://www.who.int/news-room/fact-sheets/detail/disability-and-health (consulté le 9 juillet 2026). ↩
- Nations Unies. 2006. Convention on the Rights of Persons with Disabilities — Article 30.5, qui oblige les États à garantir la participation aux activités récréatives, de loisir et sportives sur la base de l’égalité avec les autres [Anglais]. Assemblée générale des Nations Unies. https://www.un.org/development/desa/disabilities/convention-on-the-rights-of-persons-with-disabilities.html (consulté le 9 juillet 2026). ↩
- US Forest Service. 2013. Forest Service Trail Accessibility Guidelines (FSTAG), mise à jour 2013 — les dispositions techniques des sentiers accessibles : surface ferme et stable ; largeur libre de 36 pouces (915 mm) ; zones de croisement tous les 1 000 ft là où le revêtement est plus étroit que 60 pouces ; obstacles de 2 pouces (50 mm) au maximum ; ouvertures rejetant une sphère de ½ pouce (13 mm) ; l’échelle des pentes en long (5 % sur toute distance, 8,33 % ≤ 200 ft, 10 % ≤ 30 ft, 12 % ≤ 10 ft, avec au plus 30 % du sentier plus raide que 8,33 %) ; paliers de repos de 60 pouces minimum ; et un dévers maximal de 5 % (2 % revêtu) [Anglais]. US Department of Agriculture, Forest Service. https://www.fs.usda.gov/sites/default/files/FSTAG-2013-Update.pdf (consulté le 9 juillet 2026). ↩
- Joëlette and Co (Ferriol-Matrat). La joëlette, fauteuil tout-terrain à roue unique — la fiche technique du fabricant : un fauteuil de randonnée à roue unique manœuvré avec l’aide d’au moins deux accompagnateurs formés [Français]. joeletteandco.com. https://www.joeletteandco.com/fr/ (consulté le 9 juillet 2026). ↩
- Office national allemand du tourisme. « Reisen für Alle » (Voyager pour tous) — la certification nationale allemande d’accessibilité : les sites sont évalués par des auditeurs indépendants formés selon des critères publiés pour sept groupes de visiteurs, et non auto-déclarés [Allemand]. reisen-fuer-alle.de. https://www.reisen-fuer-alle.de/ (consulté le 9 juillet 2026). ↩
- Fundación de los Ferrocarriles Españoles. Vías Verdes — le programme espagnol de voies vertes : plus de 3 600 km d’anciennes lignes de chemin de fer converties en itinéraires de marche et de vélo depuis 1993, avec les pentes douces héritées du rail [Anglais]. viasverdes.com. https://viasverdes.com/en/ (consulté le 9 juillet 2026). ↩
- US National Park Service. Parc national d’Acadia : chemins carrossables et informations d’accessibilité physique/mobilité — environ 45 miles de chemins carrossables en pierre concassée, sans moteur et ouverts aux fauteuils roulants [Anglais]. nps.gov. https://www.nps.gov/acad/planyourvisit/carriage-roads.htm (consulté le 9 juillet 2026). ↩
- Lake District National Park Authority. « Miles without Stiles » — une cinquantaine d’itinéraires accessibles sans échaliers ni marches, chacun classé « pour tous », « pour beaucoup » ou « pour certains » selon la pente et la surface [Anglais]. lakedistrict.gov.uk. https://www.lakedistrict.gov.uk/visiting/things-to-do/walking/mileswithoutstiles (consulté le 9 juillet 2026). ↩
Pour approfondir
- FSTAG Pocket Guide — les dispositions d’accessibilité des sentiers en format de référence de terrain [Anglais]
US Forest Service · US Department of Agriculture, Forest Service
- Une association britannique qui organise des randonnées en scooter et fauteuil tout-terrain, avec des descriptions d’itinéraires classées [Anglais]
Disabled Ramblers · disabledramblers.co.uk
- Accessible Germany — destinations et offres certifiées dans le cadre du dispositif « Voyager pour tous » [Anglais]
Office national allemand du tourisme · germany.travel
- Un mouvement mondial de bénévoles qui propose des balades en triporteur aux personnes qui ne peuvent plus pédaler elles-mêmes [Anglais]
Cycling Without Age · cyclingwithoutage.org
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Ceci est une ressource indépendante, rédigée et tenue à jour par Steven Keen – un praticien du tourisme responsable installé en Crète, qui achève un MSc en Responsible Tourism Management et est certifié par le GSTC et l’ICRT. Chaque statistique est citée à sa source primaire, chaque page porte une date de dernière mise à jour honnête, et lorsqu’un chiffre ne peut être vérifié, nous le signalons plutôt que de le deviner. Nous divulguons notre lien avec CRETAN®, qui figure ici comme une étude de cas documentée parmi les cadres de référence.
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